Le Studio
Pourquoi on construit DEMAA
DEMAA est parti d’un constat assez simple : on identifie régulièrement des opportunités parce qu’on travaille déjà à l’intérieur de certains marchés.
Tiimora vient du travail avec des cabinets d’expertise comptable.
Jago vient de plusieurs expériences autour des produits africains, de la production et de la commercialisation.
Dumaan vient d’un problème beaucoup plus quotidien autour du temps nécessaire pour préparer certains plats.
Pris séparément, chacun de ces projets pourrait être lancé comme une entreprise indépendante dès le premier jour.
Mais beaucoup de choses se répètent : structurer une offre, construire un produit, créer du contenu, trouver les premiers clients, mettre en place les outils, gérer une partie de l’administratif ou du commercial.
L’idée du studio est de mutualiser cette partie-là.
Pas pour lancer le plus de projets possible, mais pour pouvoir tester plusieurs opportunités avec la même équipe et la même méthode, puis concentrer progressivement les ressources sur celles qui montrent de vrais signaux.
On veut aussi éviter de construire trop gros trop tôt.
Un projet peut être intéressant sans que son audience, son offre ou son modèle soient encore clairs.
Donc on commence par tester : parler aux personnes concernées, mettre une première offre devant elles, regarder ce qu’elles font, puis décider si ça mérite davantage de temps et de capital.
Selon les projets, la décision peut arriver rapidement ou prendre plusieurs mois.
La rentabilité compte aussi beaucoup dans notre manière de penser le studio.
On ne cherche pas à construire des entreprises qui dépendent forcément de levées successives. L’objectif est qu’elles puissent devenir solides, financer leur fonctionnement et créer de la valeur dans la durée.
Certaines pourront être conservées pour leurs revenus. D’autres pourront être revendues si cela fait sens.
On ne décide pas aujourd’hui de la sortie de chaque société. On veut surtout construire des entreprises qui nous laissent plusieurs options.
Le studio mutualise une partie de la stratégie, du marketing, du commercial, de la finance, de l’administratif et des outils.
Mais quand un projet devient une vraie société, il doit aussi construire ce qui lui est propre : son équipe, son expertise métier et ses capacités opérationnelles.
On a également choisi de documenter une partie du travail.
Pas tout, et pas pour transformer DEMAA en média.
Surtout les décisions qui peuvent être utiles à partager : pourquoi on choisit une audience, comment on pense un go-to-market, ce qu’on teste et ce qui nous fait changer d’avis.
Cela nous force aussi à être plus clairs sur nos propres hypothèses.
Au fond, DEMAA nous donne un cadre pour faire quelque chose qu’on faisait déjà de manière plus dispersée : partir de problèmes que l’on connaît, tester avec discipline et investir davantage seulement lorsque le terrain nous donne de bonnes raisons de le faire.
Et maintenant ?
Cette première série nous a permis de poser Jago, Tiimora et Dumaan, leurs stratégies go-to-market, leurs plans d’action et la manière dont on organise les tests derrière.
À partir de maintenant, on va surtout construire.
Les mises à jour détaillées seront regroupées sur le site DEMAA : ce qui avance, ce qui change, les résultats des tests et les décisions importantes.
Sur LinkedIn, je reviendrai surtout lorsqu’il y aura quelque chose d’utile à partager : un résultat, un changement d’hypothèse, un besoin, un recrutement, un partenaire que l’on cherche ou un apprentissage qui mérite d’être rendu public.
L’idée n’est pas de tenir un calendrier éditorial pour le plaisir de publier.
Le contenu reste au service des projets.