Jago · EP01
Comment on construit la stratégie go-to-market de Jago
Au départ, on imaginait surtout Jago comme une plateforme pour aider des marques africaines à vendre en gros et à trouver des acheteurs professionnels — une sorte d’Afrikrea B2B.
Au fil des échanges avec des acheteurs et des partenaires, notre lecture a commencé à bouger : le besoin semble porter davantage sur les produits que sur les marques elles-mêmes.
Et surtout, une plateforme remplie de vendeurs n’a pas beaucoup de valeur si la demande n’est pas là.
On a donc décidé de tester Jago en partant des acheteurs.
On utilise notre framework APOP : Audience, Positionnement, Offre, Promotion.
Audience
Qui veut-on servir ?
Des acheteurs professionnels qui cherchent des produits africains en gros.
On ne veut pas figer trop tôt un seul sous-segment. On va notamment parler à des revendeurs, boutiques, e-commerçants, épiceries spécialisées et, selon les catégories, restaurants ou traiteurs.
Le problème que l’on veut vérifier est commun : trouver les bons produits et les bons fournisseurs prend du temps, demande souvent du réseau et oblige à chercher de manière très fragmentée.
On veut justement comparer les signaux entre ces groupes pour voir où le besoin est le plus fort et le plus récurrent.
Positionnement
On utilise la structure complète :
Pour les acheteurs professionnels qui ont du mal à trouver rapidement les produits africains et les vendeurs adaptés à leurs besoins, Jago est une plateforme B2B pour acheter et vendre des produits africains en gros, qui facilite la découverte de l’offre et la mise en relation. Contrairement à un sourcing dispersé entre réseau, salons, WhatsApp et recherches ponctuelles, Jago rassemble la découverte et la mise en relation dans un même parcours.
Le point important : Jago ne porte pas de stock et ne gère pas la logistique au départ.
Après la mise en relation, l’acheteur et le vendeur gèrent directement la négociation, le paiement, le transport et l’importation.
Si certains segments ont des besoins suffisamment différents, le positionnement pourra ensuite être adapté.
Offre
Qu’est-ce qu’on propose aujourd’hui ?
Une première version volontairement légère :
— une sélection limitée de produits africains en gros ;
— des informations claires sur les produits et les vendeurs ;
— la mise en relation ;
— et la possibilité de partir d’une demande acheteur pour chercher une offre pertinente.
Une partie du travail peut rester manuelle au début.
On veut d’abord savoir si la découverte et la mise en relation créent suffisamment de valeur avant de construire davantage.
Le modèle économique reste lui aussi à tester. L’hypothèse principale aujourd’hui est un abonnement côté vendeurs / fournisseurs, pas côté acheteurs.
Promotion
Comment va-t-on atteindre ces acheteurs ?
On commence surtout par de la prospection très ciblée, des partenariats et du contenu.
Les actions pourront varier selon les sous-segments, mais la logique reste la même : partir de la demande, comprendre ce que les acheteurs cherchent réellement, puis construire l’offre vendeurs autour.
Signal à valider
Ce qu’on veut observer est assez simple :
— est-ce que les acheteurs expriment des besoins réels ?
— est-ce que les mises en relation avancent ?
— est-ce qu’ils reviennent avec un nouveau besoin ?
— et quels sous-segments reviennent le plus souvent ?
C’est ce qui nous aidera à décider où concentrer les efforts.